*la citation du titre est de Fidel Castro*
Le CHE est le symbôle de la révolution, le symbôle de la lutte, l'incarnation même d'un baroud d'honneur marxiste. Ayant des convictions libérales et capitalistes, je ne peux, en aucun sens, parler du sens politique de ce film, ou même des causes qui ont mené le CHE à lutter et à combattre les gouvernements latino-américains. La façon et le combat pour des convictions est la principale raison pour laquelle je consacre un article au CHE, celui qui a cru en la force de l'Homme et en l'installation d'un univers meilleur, d'une utopie terrestre.
Je crois que Steven Soderbergh a signé là, un chef d'oeuvre. La première partie intitulée: CHE: l'argentin met en place la personnalité d'Ernesto et le début de sa lutte ainsi que le début de toute la révolution. Elle incarne l'interview fait avec le CHE après la réussite du coup d'état contre Batista et la mise en place du gouvernement de Castro. Je crois que cette victoire, qui plus est, un triomphe, met au jour la vraie quête du CHE et son vrai but. Les convictions du CHE sont quasi communistes certes, mais avant toute chose; humanitaires. Elles prônent la mise en place d'un système politique meilleur, uniformisant la société, envoyant tous les enfants à l'école, et luttant contre la peste analphabète. C'est ainsi que les scènes où Ernesto demande à tous ceux qui veulent rejoindre la révolution s'ils savent lire et écrire, illustre bien cette perspective. La deuxième partie quant à elle: CHE: Guerilla, nous montre ce rêve qui ne s'éteint jamais, ni chez Guevara, ni chez Castro, celui d'étendre la révolution cubaine dans toute l'Amérique latine. Et de combattre avec force et honneur, ces gouvernements liés au bloc soviétique ou américain. Une nation est une nation, elle doit se gourverner elle même, et se considérer comme une fin en soi, sans être annexée à un bloc. Mais ce rêve ne se réalise pas, l'échec finit par rattraper le héros, si ça a marché à Cuba, ça n'a pas marché en Bolivie. C'est là que les dernières scènes du film, nous montrent la fin de Guevara, et la fin d'une ère sans égale, celle de l'esprit rebelle, celle de la lutte. La mort de Guevara m'a beaucoup touché, puisque je suis presque fan de cet homme qui a cru en lui, et qui a cru en un concept, qui a tout fait pour le réaliser et pour arriver à ses fins, malgré des moyens parfois malsains selon certaines sources. Je crois que cet esprit là, nous ne pourrons le réavoir dans un monde où libéralisme rime avec éternité. Mais je crois, que si chacun d'entre nous prends l'exemple de Guevara pour atteindre ses buts, et pour défendre ses convictions, nous pourrions enfin, prouver que l'on croit en nous même, et que nous ne sommes pas des rebelles, mais des hommes. Quant à l'interprétation de Benicio Del Toro, je ne peux dire plus que cet acteur a mérité le prix d'intérprétation masculine au festival de Cannes 2008, car je crois, qu'il n'a pas joué le rôle de Guevara, il a été Guevara.